"Pour Hêtre"

 

Dans le cadre du Parcours d'Education Artistique et Culturelle et en partenariat avec les Scènes Croisées, tous les élèves de 5ème se sont rendus à la salle polyvalente pour profiter du spectacle "Pour Hêtre" proposé par la compagnie Iéto.

Ce que disent les deux acrobates de ce spectacle vivant... :

Pour cette nouvelle aventure en duo, nous avons décidé d’appréhender la matière bois dans sa version la plus brute.
Nous avons envie d’amener une forêt et sa symbolique sur scène, et pour cela quoi de mieux qu’un arbre?
Nous envisageons différentes séquences qui lieraient nos corps à l’arbre, à travers sa déconstruction. Pour commencer,
l’arbre, simplement posé, sera le témoin d’une séquence acrobatique dansée construite autour de lui. Au fur et à mesure
de sa déconstruction, ses branches formeront une forêt immobile qui définira notre espace de mouvement. Des disques
issus du tronc serviront de support à nos appuis, et ses racines, un terrain de jeu pour notre imagination acrobatique.
Nous pensons aussi à une scène avec de la sciure. Elle représente pour nous le dernier maillon de déconstruction de
l’arbre et en même temps une nouvelle naissance car elle deviendra bientôt de l’humus et servira sûrement à la
naissance d’un nouvel être.
Nous voulons une acrobatie souple, fluide, construite et évolutive, qui danse entre statique et dynamique. Parfois ample
et aérienne, parfois intime et minuscule. Une acrobatie sincère qui s’inscrit dans un tout en tenant compte de l’autre et
de l’objet. Une danse personnelle pour une situation mouvementée.
Nous voulons que nos êtres soient complices d’un hêtre afin de parler de notre rapport à la nature, de notre façon de
l’exploiter, de penser la dominer. L’histoire se construira autour et sur cet arbre puis dans une forêt de branches à
l’équilibre fragile, sur des bouts de tronc qui nous servirons d’appuis et dans de la sciure aux formes changeantes. Nous
voulons parler de notre propre vieillissement à travers ce bout de nature que nous aimerons mais que nous
transformerons pour qu’il n’en reste que des copeaux.